Compte rendu du petit déjeuner Brain and Game Storming avec Kantree et Zenika

Ce mardi 27 juin nous avons co-organisé, avec notre partenaire Zenika, un atelier pratique sur le brainstorming. Nous avons voulu démontrer en pratique comment Kantree pouvait répondre intuitivement aux problématiques quotidiennes dans la gestion de projets. Richard Coffre, Head of Agile et coach chez Zenika, a animé la session de cette matinée, et Maxime Bouroumeau-Fuseau, co-fondateur de Kantree, a modélisé les échanges en live sur la plateforme.

Les limites des outils de gestion de projets

Les participants de cette matinée faisaient essentiellement parties d’équipes IT ou étaient des adeptes de l’agilité, tous habitués aux outils de gestion de projets. Notre question d’introduction a porté sur les problématiques qu’ils rencontrent en terme d’outils. Notre challenge a été de leur montrer comment Kantree peut répondre à celles-ci, en live durant le temps impartie.

Pour montrer la puissance de Kantree dans le cadre d’un brainstorming, Richard a commencé directement à interroger les participants sur un projet qu’ils souhaiteraient mettre en oeuvre, pendant que Maxime le modélisait en temps réel dans Kantree. L’objectif étant de finir la matinée avec un projet prêt à entrer en phase de run. Il a été décidé de partir sur un projet de développement logiciel en méthodologie Scrumban.

Les premières problématiques soulevées ont alors été les suivantes:

Pour ce qui est du premier point, il s’agissait d’une organisation avec plusieurs équipes indépendantes les unes des autres, qui travaillent sur plusieurs projets communs en même temps. Dans ce cadre, comment assurer la bonne répartition des tâches et réduire les délais de blocage ?

Maxime a alors ajouté tout simplement les différentes phases du process défini et montré tout l’intérêt des différents regroupements de carte. En particulier, le regroupement par membre de l’équipe a permis de visualiser immédiatement qui faisait quoi. Plus d’info

Il est important de noter que Maxime l’a fait en tant que simple membre du projet, et non en tant qu’administrateur. Dans Kantree, ce sont les utilisateurs qui contrôlent leur process.

En basculant sur le calendrier intégré, il a montré comment ajuster rapidement les différentes tâches dans le temps et ainsi faciliter le bon déroulé du process.

Enfin, Maxime a montré que chaque membre peut enregistrer ses propres vues et s’il le souhaite, les partager avec son équipe. Cela permet à chacun de visualiser le projet en fonction de ses besoins.

Pour passer au second point, il a été demandé comment gérer la répartition des tâches lorsque le début d’une tâche dépend de la fin d’une autre, et mettre en évidence les points de blocage? Comment gérer automatiquement le passage d’une carte d’une étape à une autre? Et dans ce cas, est-ce possible de gérer le changement du membre assigné à cette carte?

Tout en rappelant le très grand nombre de type de champs que l’on peut ajouter aux cartes, Maxime a proposé d’utiliser une “relation de cartes”, qui va former un lien bidirectionnel entre deux cartes. La fonctionnalité actuelle permet d’afficher cette relation d’interdépendance mais n’aura, pour le moment, aucune incidence “pratique” (blocage du process).

Pour ce qui est d’automatiser certaines actions, Maxime a configuré les étapes du process afin d’assigner les cartes arrivant à une étape de réalisation à un membre particulier, de marquer comme “terminées” les cartes arrivant en étape finale, etc. Plus d’info

En montrant ensuite la roadmap de Kantree pour les prochains mois (http://dev.kantree.io), Maxime a rappelé qu’il serait bientôt possible de définir des scénarios d’automatisation plus avancés qui répondront mieux à cette problématique.

D’autres questions sur Kantree ont évidemment été posées à Richard ou à Maxime au fil de la session:

Pour répondre à la première question, Maxime a indiqué que chaque membre du projet peut s’abonner afin d’être informé de chaque changement dans ceux-ci, de 2 manières: directement in-app via l’icône de cloche qui permet de voir d’un coup d’oeil ses dernières notifications; et bien-sûr par email pour ceux qui préfèrent ce mode. Plus d’info

Pour la question des niveaux d’accès, il a simplement affiché le panneau de membre et expliqué les différents niveau d’accès disponible (observateur / observateur autorisé à commenter / membre / administrateur). Il a aussi montré comment rendre public tout un projet ou seulement certaines vues.

Concernant la visualisation dans le temps du projet, Maxime a montré aux participant la fonctionnalité “Rapport” de Kantree. Celle-ci permet de personnaliser les rapports d’analyse de vos projets, en ajoutant autant de graphes, de requêtes, de cartes, de chiffres-clé que nécessaires. Les rapports sont mis à jour en temps réel.

De manière complémentaire, en passant en mode “planning”, Maxime a expliqué comment répartir efficacement les tâches d’un membre, d’une étape, d’un contexte, visuellement en un simple drag and drop.

Enfin, une dernière question a été évoquée dans cette séance: comment gérer les tâches qui se retrouvent dans plusieurs projets ?

Pour répondre à cette question, Maxime a présenté la fonctionnalité “cartes miroirs”. Celle-ci permet d’afficher une carte d’un projet particulier dans un autre, et ainsi partager l’information, sans aucun besoin de réplication ni perte de données. Toutes les modifications se font en temps réel.

La collaboration et la flexibilité : les secrets de l’agilité

Ce matin, nous avons pu voir à quel point un processus agile est nécessaire quand on veut “brainstormer” et en même temps modéliser un projet: Il faut, en effet, accepter que certaines tâches puissent être modifiées, revenir en arrière, ajuster les informations nécessaires, etc.

Les adeptes des méthodologies agiles sont assez à l’aise avec cette gymnastique intellectuelle. Cependant, la plupart des logiciels de gestion de projets sont construits sur un parti-pris de méthodologie, ce qui rend très complexe, voire impossible, certaines personnalisations.

Avec Kantree, vous créez la plateforme de gestion de projets et la faites évoluer selon vos besoins à l’instant T. Et la personnalisation est faite par l’utilisateur final, sans formation, et avec une grande force d’adaptabilité.

Merci à Richard et à Zenika !

L’équipe de Kantree remercie Zenika de nous avoir accueilli dans leurs agréables locaux, ainsi qu’à Richard Coffre pour l’animation de la séance et pour avoir distillé ses précieux conseils à chaque participant.

La suite

De nombreuses nouveautés sont en cours de préparation et arriveront tout au long de l’été. Une très grosse actualité vous attend pour la rentrée ! Stay tuned !

Présentation Kantree et méthodologie

Nous avons récemment eu l’opportunité de présenter Kantree et nos methodes de travail lors d’un séminaire sur l’agilité chez une grande entreprise française.

Ci-dessous, nos slides pour cette présentation.

Congrès des SCOP et SCIC 2016

Le 20 et 21 octobre se tenait le congrès des SCOP et SCIC à Strasbourg et Digicoop était évidemment de la partie. Comme je l’avais précisé dans mon billet d’introduction, le choix de la SCOP s’est porté naturellement à nous et c’est avec beaucoup de force que nous le défendons. Etre présent au congrès était donc important. En plus de notre présence en tant que membre du mouvement, nous étions aussi là en tant que représentant du groupe de travail coopérative et numérique auquel nous participons.

Bannière

Le congrès s’est trés bien déroulé. J’ai particuliérement apprécié le fait de passer ces deux jours en compagnie de gens partageant la même vision de l’entreprise. C’est l’occasion d’échanger, de rencontrer et de créer de nouvelles connexions. Le discours de Michel Sapin, Ministre de l’Economie et des Finances, en fin de congrès, était de très bonne augure pour Digicoop puisqu’il a mis en avant l’idée de startup coopérative, statut auquel nous nous identifions depuis le début.

Le congrès c’est aussi le moment de faire un bilan des quatre dernières années. Celles-ci ont été très positives pour les SCOP et les SCIC avec une bonne croissance. Il faut surtout mettre en avant le taux d’échec moindre des sociétés coopératives: le taux de survie à 3 ans s’élève à 82 % au dessus de la moyenne nationale (66 % source Insee) ; à 5 ans, le taux de survie est de 65 % contre 50 % pour l’ensemble des entreprises françaises. Un petit bémol tout de même: le taux de sociétariat encore trop faible à mon avis à seulement 66% en moyenne.

Le jeudi après-midi le groupe de travail coopérative et numérique dont nous faisons partie a présenté ces travaux lors d’un atelier. Nous avons rejoins le groupe en mai dernier et sommes devenu rapporteur sur la partie communication.

Photo

Cette présentation a été très bien reçue avec beaucoup de participation dans la salle. C’est un sujet qui tient visiblement à coeur pour beaucoup de coopérateurs. Nous pensons sincérement que les coopératives ont un beau rôle à jouer dans le numérique.

L’objectif est maintenant d’organiser rapidement un premier meetup, ouvert à tous, pour faire découvrir ce statut trop peu connu dans le monde du numérique. A très vite!

Il était une fois...

Enfin un premier article sur le blog de Digicoop! Il faut dire que le blogging c’est pas trop notre truc et il a fallu se forcer un peu pour accoucher de ce premier post. D’un autre côté, on trouvait cette situation dommage puisque partager notre aventure et nos connaissances fait aussi partie de nos valeurs.

Résumons donc la situation en quelques paragraphes et nous aurons l’occasion d’approfondir lors de futurs articles.

A la différence de beaucoup de startups, Digicoop n’a pas été fondée autour d’un produit/project en particulier. C’est le résultat d’une volonté de travailler ensemble sur des projets qui nous passionnent. L’équipe a commencé à quatre avant que l’un d’entre nous ait dû récemment quitter l’aventure pour faute de moyen. Nous sommes tous d’anciens collègues et nous avions donc l’expérience du travail en commun.

Etant donné que le projet se veut avant tout centré sur l’équipe, nous nous sommes concentrés dans un premier temps sur l’organisation de la société et du travail en lui-même. Notre but depuis le début est de créer une structure qui permette à chacun d’être impliqué, responsable, décisionnaire et producteur tout en promouvant liberté et épanouissement. Certains diront utopique. Nous pensons cela possible à travers une organisation pensée dans ce but et dans laquelle il y a une réflexion commune et un travail permanent sur l’organisation de la structure elle-même. Nous avons produit quelques documents qui résument nos travaux et qui correspondent aux fondamentaux de Digicoop. Nous les publierons sur ce site dans peu de temps.

Quand est venu le temps de monter la société, le statut de SCOP s’est imposé de lui-même parce qu’il correspondait parfaitement à notre réflexion, aussi bien sur le plan statutaire que dans l’idée derrière le mouvement. Ce statut représente encore peu de créations en France mais il est un excellent point de départ vers de nouvelles formes d’entreprises. Nous le pensons tout particulièrement adapté au secteur du numérique où il y a souvent une forte implication de la part des salariés en plus d’un esprit d’entraide important, comme il existe dans l’Open-Source.

A nos débuts, nous n’avions pas fixé de thème particulier aux idées de produits que nous avions. Mais très rapidement, notre intérêt c’est principalement porté sur les outils de travail collaboratif pour les entreprises et c’est aujourd’hui le thème directeur de Digicoop. Nous avons commencé par 2 projets en parallèle: Polynote, un outil de prise de note collaboratif, et Kaiwa, un client Web pour XMPP.

Tous nos efforts se sont toutefois tournés assez naturellement vers Kantree, notre troisième projet, auquel nous croyons énormément. Kantree est une plateforme de gestion de projet collaborative. Il permet à chaque équipe de s’organiser et de travailler ensemble de façon plus efficace et plus collaborative. La particularité de Kantree, c’est son extrême flexibilité sans sacrifier ni l’ergonomie ni la simplicité d’utilisation.

Kantree existe maintenant depuis 1 an 1/2 et est commercialisé depuis un peu moins d’un an. Il est déjà utilisé par un grand compte français et des PME à l’international.

Chez Digicoop, nous nous définissons comme une startup, c’est à dire que nous visons une croissance forte de nos produits, ce qui nécessite un financement important. Par sa nature, le statut SCOP n’est malheureusement pas très adapté au monde du capital-risque et il est donc difficile de trouver des investisseurs. Le réseau des SCOP travaille désormais activement à cette problématique, et de notre côté, après une longue route en solitaire, l’accompagnement du réseau nous a enfin mis sur la bonne voie. C’est notre défi d’ici la fin de l’année.

Voilà pour une petite introduction. Maintenant que le blog est lancé, on se retrouve bientôt pour plus d’articles sur notre aventure!